Quelle mouche a piqué Khaled Ben Sassi pour chambarder ainsi son équipe, et attendre plus d’une mi-temps pour s’en rendre compte de ses errements tactiques?
En alignant quatre pivots, si l’on compte Danilo errant comme une âme en peine, l’Etoile est tombée dans son propre piège laissant le Stade Tunisien dominer l’entre-jeu, et surtout permettant à ses excentrés de créer le surnombre, d’autant plus que l’entre-jeu étoilé était dans l’incapacité durant toute une mi-temps de faire ne serait ce qu’une seule attaque placée, choisissant le jeu long stérile, pour un Yacouba complètement esseulé.
Et quand les maladresses s’accumulent, l’adversaire en profite comme sur cette action individuelle de Ben Ammar qui traverse tout l’axe étoilé pour aller battre Bouderbala (36’), la boucle est bouclée.
Certes l’Etoile, après les changements tardifs de l’entraineur, et le nouveau positionnement de Chedli, a outrageusement dominé son adversaire durant plus de vingt minutes de la seconde période, et aurait pu au moins égaliser par Yacouba ( 78’) ou par Ltifi dans le temps additionnel, ou même bénéficié d’un penalty sur le dégagement du bras de sa ligne de Tej (90′+4′) suite à un dernier cafouillage devant la cage adverse, il n’en demeure pas moins que les choix de Ben Sassi ont précipité la défaite, et cela confirme ce que l’on déjà souligné après la rencontre face à l’ASG.
En somme une mi-temps entière de tergiversations, une stratégie peu conforme aux potentialités des joueurs, des doublons comme pour évoluer le frein à la main, et en définitive trois points précieux qui partent en fumée.
L’Etoile cultive l’art de perdre, et ce n’est pas la prestation d’aujourd’hui, ni Khaled Ben Sassi qui nous contrediront.
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