Nouveau ministre des sports par-ci, nouvelle fédération de football par là, le scandale de l’arbitrage en Tunisie continue de plus belle. Comme si la violence dans les stades n’était pas suffisante pour tuer le sport roi dans le pays, sous les yeux d’une tutelle qui se cache derrière les alibis et les faux fuyants, voilà que les faussaires en noir en font à leur tête, pour enfoncer encore davantage un football tunisien au bord de la ruine.
La prestation de Yousri Saâdalah à Kairouan, lors du dernier JSK-ESS nous replonge encore dans une époque pas si lointaine du non droit, et encore une fois personne ne trouve rien à redire. Les images télé le montrent sans ambages, comment le referee s’en est donné à cœur joie pour fausser le résultat du match, en octroyant deux penalties inexistants à l’équipe locale, en se montrant prompt d’expulser un joueur étoilé, et en fermant les yeux sur une agression caractérisée d’un autre sur notre joueur et tout cela sans que la ligue de football et la commission d’arbitrage ne bouge le petit doigt.
La tutelle, par la voix de son ministre des sports avait à l’époque promis d’assainir ce fléau, qui ronge notre football, et considéré comme un des responsables de la violence dans nos stades, mais il s’avère que tout ce discours est resté lettre morte. Pendant ce temps, le huis clos continue pour sa deuxième année consécutive, et les clubs se retrouvent jour après jour au bord du gouffre financier, jusqu’au point de non retour d’une faillite collective d’où il serait plus que difficile de revenir.
Certes ce gouvernement à d’autres chats à fouetter, que de se préoccuper de sport et de football, mais bientôt c’est une épitaphe mortuaire qu’il faudrait ériger à la mémoire du sport tunisien, victime de ses propres scandales.
Il ne restera alors plus qu’à tirer le rideau.
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